Victor Hugo

Victor Hugo est né le 26 février 1802 (7 ventôse an X selon le calendrier républicain) à Besançon. Il est mort le 22 mai 1885 à Paris. C’est le fils du général d’Empire Joseph Léopold Sigisbert Hugo (1773-1828) et de Sophie Trébuchet (1772-1821), jeune femme issue de la bourgeoisie nantaise.

Pendant l’occupation française de l’Espagne, la famille de Victor Hugo s’est installée à Madrid, Calle del Clavel, n° 3. Là se trouvait le Palais de Masserano. Une plaque sur la façade rappelle encore ce fait. Il y vécut 10 mois en 1811 et 1812.

Avec ses frères Abel (1798-1855) et Eugène (1800- 1837), il sera pensionnaire dans une institution religieuse de Madrid, le Real Colegio de San Antonio de Abad, calle Hortaleza. La Mairie de Madrid a donné le nom du poète français à une autre rue proche.

il nota alors ceci: « Me voici dans le pays où l’on prononce b pour v ». Ainsi écrivait-il son nom, Bittor, avec un b, deux t, suivi de la particule, « Bittor de Hugo », à l’âge de neuf ans, sur la page de garde de son Tacite.

Les allusions à Madrid et à l’Espagne sont nombreuses dans son œuvre:

«Ce Madrid ! Son ciel bleu, son paysage noir,
Le Manzanares, roi des fleuves patriarches,
Roulant trois pouces d’eau sous un pont de trois arches,
Grands chapeaux espagnols, petits pieds, majos et manolas
Et les Españoles et les Españolas !»
(Fragment d’une comédie – 1840)

«De même, si jamais enfin je vous revois,
Beau pays dont la langue est faite pour ma voix,
Dont mes yeux aimaient les campagnes,
Bords où mes pas enfants suivaient Napoléon,
Fortes villes du Cid ! ô Valence, ô Léon,
Castille, Aragon, mes Espagnes !

Je ne veux traverser vos plaines, vos cités,
Franchir vos ponts d’une arche entre deux monts jetés,
Voir vos palais romains ou maures,
Votre Guadalquivir qui serpente et s’enfuit,
Que dans ces chars dorés qu’emplissent de leur bruit
Les grelots des mules sonores.»
(Feuilles d’automne, 1831)

En 1843, il fit un second voyage en Espagne avec sa maîtresse, Juliette Drouet.

«Je suis à Pampelune et ne saurais dire ce que j’y éprouve. Je n’avais jamais vu cette ville, et il me semble que j’en reconnais chaque rue, chaque maison, chaque porte. Toute l’Espagne que j’ai vue dans mon enfance m’apparaît ici comme le jour où j’ai entendu passer la première charrette à bœufs.
Trente ans s’effacent de ma vie : je redeviens l’enfant, le petit Français, « el niño », « el chiquito francés », comme on m’appelait. Tout un monde qui sommeillait en moi s’éveille, revit et fourmille dans ma mémoire. Je le croyais presque effacé ; le voici plus resplendissant que jamais.»

Sur la route du retour, il apprit brutalement la mort tragique par noyade de sa fille Léopoldine (1824-1843).

Léopoldine Hugo (Auguste de Châtillon), 1836. Paris, Maison Victor Hugo.

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