Tintoret Naissance d’un génie

A l’occasion du 500e anniversaire de la naissance du Tintoret, le Musée du Luxembourg célèbre un des peintres essentiels de la Renaissance vénitienne et un des plus audacieux. Ses rivaux étaient Titien (1488-1576) et Véronèse (1528-1588).

Jacopo Robusti, dit Tintoretto (en français le Tintoret) est né le 29 avril 1518 à Venise. Il est mort le 31 mai 1594. Il doit son surnom («petit teinturier») à son père, Battista Robusti, qui travaillait dans une teinturerie (tintorìa en italien) et à sa petite stature. Il ne quittera Venise qu’une fois en septembre 1580.

L’exposition se concentre sur les quinze premières années de sa carrière. Ce fut une période décisive pour lui. On suit les débuts d’un jeune homme ambitieux, pétri de tradition vénitienne mais ouvert aux différentes nouveautés venues du reste de l’Italie. Il est décidé à renouveler la peinture dans la Venise cosmopolite du XVI ème siècle. Peinture religieuse ou profane, décor de plafond ou petit tableau rapidement exécuté, portrait de personnalité ou d’ami proche, dessin ou esquisse… Il peut tout faire. A moins de 20 ans, c’est un maître indépendant qui possède son propre atelier. Les œuvres exposées montrent la diversité du travail du Tintoret et sa volonté de frapper les spectateurs par son audace. L’exposition retrace bien l’ascension sociale d’un homme d’extraction modeste qui, grâce à son talent, parvient à s’élever dans la société, à s’imposer et à se faire un nom.

Le Tintoret cherche à unir la couleur du Titien et le dessin de Michel-Ange. La salle n° 6 s’intitule «Observer la sculpture». Le Tintoret représente le trait d’union entre le monde idéal de la Renaissance et l’extravagance de la peinture baroque. Le travail qu’il a fait à la Scuola Grande di San Rocco en est l’exemple le plus marquant.

J’ai toujours préféré Le Titien au Tintoret, mais j’ai trouvé ce parcours vraiment riche et intéressant. Les portraits du Tintoret montrés ici valent ceux du Titien et l’originalité de beaucoup de ses tableaux est remarquable. La troisième salle qui s’intitule “Capter les regards” est remarquable.

Néanmoins, je dois signaler que le prix des expositions au Musée du Luxembourg, géré par le Sénat, m’a toujours paru excessif.

Rencontrez Tintoret, le génie vénitien. Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais Rmn.

https://www.dailymotion.com/video/x6ehqt5

11 M. 14 años.

Pendant des années, ce dessin de Forges m’a accompagné dans ma salle de classe…

Durante años estuvo este dibujo de Forges en la pared de la sala del Instituto en el que daba clases.

11M. Hace 14 años. No olvidamos.

Emily Dickinson

Emily Dickinson. Daguerréotype de 1846-47 (Amherst College).

We never know how high we are (1197)

We never know how high we are
Till we are called to rise;
And then, if we are true to plan,
Our statures touch the skies—

The Heroism we recite
Would be a daily thing,
Did not ourselves the Cubits warp
For fear to be a King—

(Emily Dickinson 1830-1886)

(1197)

Nous ne savons jamais quelles hauteurs nous avons atteint
Avant qu’on nous demande de nous élever
Et alors qu’on nous demande de nous élever
Notre stature touche les cieux –

L’Héroïsme dont on se gargarise
Serait monnaie courante
Si nous ne gauchissions nous-mêmes les instruments de Mesure
de peur d’assumer notre Royauté –

Emily Dickinson, Poésies complètes, Flammarion, 2009.
(Traduction de Françoise Delphy)

 

Simone Weil

Simone Weil. Guerre d’Espagne. 1937.

Simone Weil : Lettre restée inédite en France et publiée en fin d’ouvrage in F.de Lussy (Dir.) Simone Weil. Sagesse et grâce violente Paris Bayard 2009 p.297-305.
“Le génie se distingue du talent, à ce que je crois, par le regard profond qu’il jette sur la vie ordinaire de l’homme ordinaire – je veux dire sans talent -, et l’intelligence qu’il en a. La plus belle poésie est celle qui est capable d’exprimer, dans sa vérité, la vie des gens qui ne peuvent écrire de la poésie. Hors de cela, il n’y a que de la poésie habile; et les êtres humains peuvent très bien se passer de poésie habile. L’habileté suscite l’aristocratie de l’intelligence; l’âme du génie est caritas selon la signification chrétienne du mot; à savoir que tout être humain possède une importance extrême.”

Gabriel García Márquez

Gabriel García Márquez (Colita) 1969

Gabriel García Márquez, nacido el 6 de marzo de 1927 en Aracataca (Colombia).

“El machismo es lo que más detesto en este mundo. Toda mi obra es una condena larga y constante de esa actitud, porque el machismo es la peor desgracia que tenemos en América Latina y particularmente en el Caribe.”

Encuentro con Gabriel García Márquez. Retrato de García Márquez, 1989.

 

Ni juge, ni soumise (Jean Libon – Yves Hinant)

Vu lundi 5 mars à la Ferme du Buisson (Noisiel) :
Ni juge ni soumise. Documentaire belge de Jean Libon et Yves Hinant (2017). 99 mn.
La juge Anne Gruwez tente d’élucider à Bruxelles un crime non résolu depuis plus de deux décennies. Les réalisateurs ont suivi ce personnage haut en couleur au cours d’enquêtes criminelles, d’auditions, de visites de scènes de crime.

Strip-tease fut une émission de télévision documentaire belge créée sur RTBF1 en 1985, puis belgo-française depuis le 3 octobre 1992 et sa diffusion sur France 3. Elle avait pour but de traiter des sujets de société. Je regarde peu la télévision. Je ne connaissais donc même pas son existence.

Les créateurs de l’émission se plaçait dans les années 80 dans la continuation des comédies sociales à sketches italiennes. Un cinéma populaire qui ne respectait rien et passait tout à la moulinette: l’église, la famille, la bourgeoisie, les rapports homme-femme, le sexe etc.

L’émission s’est arrêtée en 2012. Les deux réalisateurs ont réalisé là leur premier long métrage de cinéma en choisissant le contexte du polar. La juge reprend une histoire réelle et non résolue: l’assassinat de deux prostituées assassinées dans le centre de Bruxelles. Les auteurs ont eu trois ans pour filmer les personnages et ont utilisé les mêmes techniques qu’à la télévision: pas de voix off, pas de commentaire, pas d’interview.

C’est une comédie noire qui mêle absurde, vulgarité, désespoir. Le film repose sur l’empathie avec le personnage de la juge. Elle roule en 2CV dans Bruxelles, mais au son de la Marche de Radetzky. Elle a quatre doigts coupés. Parmi les prévenus, une écrasante proportion de prévenus issus de l’immigration.

Les interrogatoires hallucinants se succèdent, mais deux scènes sont particulièrement éprouvantes: un cadavre est exhumé dans le cimetière de Berchem-Sainte-Agathe, une des 19 communes bilingues de la ville-région de Bruxelles-Capitale, pour un prélèvement d’ADN; la juge et la meurtrière de son fils de 8 ans qu’elle considère comme «le fils de Satan» corrigent ensemble la déposition de celle-ci devant l’ordinateur.

L’humain est partout bien sûr. Térence disait bien: «Homo sum, et humani nihil
a me alienum puto» («Je suis homme, et rien de ce qui touche un homme ne m’est étranger»).
Mais, ici, la misère humaine devient spectacle comique. Le spectateur est mal à l’aise. C’est le but.
Je préfère quant à moi les documentaires de Raymond Depardon comme Délits flagrants (1994), 10 ème chambre, instants d’audience (2004) ou 12 jours (2017).

https://www.youtube.com/watch?v=_DlC7-cclhI

Jorge Luis Borges

Jorge Luis Borges (Grete Stern) 1951

Soneto inédito III 
Ya somos el olvido que seremos.
El polvo elemental que nos ignora
y que fue el rojo Adán y que es ahora
todos los hombres y los que seremos.

Ya somos en la tumba las dos fechas
del principio y el fin, la caja,
la obscena corrupción y la mortaja,
los ritos de la muerte y las endechas.

No soy el insensato que se aferra
al mágico sonido de su nombre;
pienso con esperanza en aquel hombre

que no sabrá quien fui sobre la tierra.
Bajo el indiferente azul del cielo,
esta meditación es un consuelo.

Los Justos

“Un hombre que cultiva un jardín, como quería Voltaire. El que agradece que en la tierra haya música. El que descubre con placer una etimología. Dos empleados que en un café de Sur juegan un silencioso ajedrez. El ceramista que premedita un color y una forma. Un tipógrafo que compone bien esta página, que tal vez no le agrada. Una mujer y un hombre que leen los tercetos finales de cierto canto. El que acaricia a un animal dormido. El que justifica o quiere justificar un mal que le han hecho. El que agradece que en la tierra haya Stevenson. El que prefiere que los otros tengan razón. Estas personas, que se ignoran, están salvando el mundo”.

Jusqu’à la garde (Xavier Legrand)

Vu jeudi 1 mars à la Ferme du Buisson (Noisiel) un grand film français sur le thème de la violence conjugale:

Jusqu’à la garde (2018) 1h33 Réal. et scén.: Xavier Legrand. Prod: Alexandre Gavras. Int: Léa Drucker, Denis Ménochet, Thomas Giora, Mathilde Auneveux, Mathieu Saïkaly.
Lion d’argent de la meilleure mise en scène et Lion du futur, prix “Luigi de Laurentiis” du meilleur premier film au festival de Venise 2017.
Prix du Public du Meilleur Film Européen au Festival International du Film de Saint Sébastien 2017

Antoine et Miriam Besson divorcent. Pour protéger son fils de 11 ans de la violence de son père, Miriam en demande la garde exclusive. Antoine se sert de son fils Julien et profite de la situation pour tenter de réconquérir celle qu’il considère toujours comme sa femme.

Le film est découpé en grands blocs. La première séquence au tribunal dure seize minutes. La tension est extrême, l’atmosphère étouffante, la violence palpable. Les parents parlent peu. Ce sont les avocates qui ont la parole. Celle du père se montre agressive. La juge finit par critiquer l’attitude de la mère et accordera le droit de visite à Antoine. On comprend vite que c’est lui qui représente  le danger. Il est massif, manipulateur, malheureux. Les deux rencontres entre le père et le fils forment le centre du film.  La fille, Joséphine, va avoir 18 ans. Son seul but est de fuir cette famille qui l’étouffe et rejoindre son petit ami. Sa fête d’anniversaire constitue le centre du film. Xavier Legrand joue sur la lenteur.   La maison paraît un refuge, mais la menace approche comme dans les thrillers. La dernière scène, dans l’obscurité,  est un long plan-séquence de six minutes.

Le film semble naturaliste. On pense à Maurice Pialat, mais c’est aussi un conte. Le metteur en scène se place du point de vue de l’enfant qui  a peur de l’ogre. Il n’insiste pas sur le monde extérieur, le contexte social. La mise en scène est rigoureuse, efficace. Il y a un vrai travail sur le son (Le bip de la ceinture de sécurité, l’interphone) ce qui est assez rare dans le cinéma français pour être souligné.

Les trois acteurs principaux sont excellents: Léa Drucker, Denis Ménochet, Thomas Giora. L’enfant, Thomas Giora, est même exceptionnel. Il rappelle le jeune John Harper (Billy Chapin) du mythique film de Charles Laughton, La Nuit du chasseur (1955).  La vieille Rachel Cooper (Lillian Gish), à la fin de ce film, murmure le soir de Noël: “Seigneur, sauve les petits enfants. Le vent souffle et les pluies sont froides. Cependant, ils endurent. Ils endurent et ils supportent.”

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19204539&cfilm=4963.html

Xavier Legrand, acteur, scénariste et réalisateur, avait déjà réalisé en 2013 un court métrage de 22 minutes sur le même thème: Avant que de tout perdre avec déjà Léa Drucker et Denis Ménochet. Grand prix du Festival de Clermont-Ferrand 2013. Sélectionné aux Oscars du cinéma 2014 dans la catégorie meilleur court métrage de fiction. César du meilleur court métrage en 2014. Il y racontait uniquement la fuite de la femme et de ses deux enfants.

https://www.youtube.com/watch?v=VebMpwa-7w4

La violence conjugale en France
Les meurtres. En 2016, 123 femmes et 34 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire. 25 enfants mineurs ont été tués par l’un de leurs parents dans un contexte de violence au sein du couple (Source : ministère de l’intérieur).
La violence physique. En 2016, 225 000 femmes âgées de 18 à 75 ans déclarent avoir été victimes de violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint. Moins d’une femme sur cinq victimes de violence déclare avoir déposé plainte.
Plus de la moitié n’a fait aucune démarche auprès d’un professionnel ou d’une association (Source : Insee).
Condamnations. En 2016, 17 660 personnes ont été condamnées pour des violences sur leur partenaire ou ex-partenaire. 96 % sont des hommes.

3 Billboards, les panneaux de la vengeance (Martin McDonagh)

Vu vendredi 2 mars à la Ferme du Buisson (Noisiel):

3 Billboards, les panneaux de la vengeance (2017) 1h55 Réal. et scén.: Martin McDonagh. Dir.photo: Ben Davis. Int.:Frances McDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell, Abbie Cornish, Caleb Landry Jones, Zeljko Ivanek, John Hawkes, Clarke Peters, Lucas Hedges, Peter Dinklage, Sandy Martin, Christopher Berry, Amanda Warren, Kathryn Newton, Darrell Britt-Gibson, Malaya Rivera Drew, Samara Weaving.

Dans la ville d’Ebbing (Missouri), sept mois après le meurtre de sa fille, Mildred Hayes (Frances McDormand) décide d’agir car la police n’a obtenu aucun résultat. Elle loue trois panneaux publicitaires et fait inscrire: «Violée pendant son agonie», «Toujours aucune arrestation» et «Pourquoi, Chef Willougby?». William Willoughby (Woody Harrelson) est le chef respecté de la police de la petite ville, mais il est atteint d’un cancer en phase terminale. Dixon (Sam Rockwell) est un policier fruste, raciste et homophobe aux méthodes très brutales.

Ces trois personnages, tristes et contradictoires, sont très bien interprétés. Il y a de l’humanité dans chacun d’eux. La mort est omniprésente dans les films Mc Donagh. Il s’agit de la mort d’enfants ou ici de celle d’une jeune fille. La culpabilité est là aussi. Le personnage de Frances Mc Dormand est en guerre. Elle porte toujours le même uniforme et souvent le bandeau qui peut nous rappeler le personnage de Christopher Walken dans Voyage au bout de l’enfer (The Deer Hunter) (1978) de Michael Cimino. L’esprit des grands films américains des années 70 et 80 est présent.

Le film mêle violence brute et humour noir. Les personnages sont tous contradictoires, ambigus.  L’esprit de 3 Billboards, les panneaux de la vengeance est proche de celui des films des frères Coen. Il est difficile de ne pas penser à Frances Mc Dormand dans Fargo (1996). Il faut aussi se rappeler qu’elle est l’épouse de Joel Coen depuis 1984  et l’interprète de sept de ses films. Néanmoins, le metteur en scène britannique revendique davantage le modèle de la comédie noire de Billy Wilder.

Le film est plus inégal dans sa seconde partie et il tombe quelques fois dans la facilité quand il force un peu trop l’aspect humoristique. Pourtant, ce film se situe bien au-dessus des innombrables navets que produit régulièrement le cinéma américain actuel.

Le film est esthétiquement très soigné. La couleur rouge apparaît très souvent: vie-mort. L’Amérique profonde est bien rendue par la photographie du chef opérateur Ben Davis. Le film a été tourné en Caroline du Nord et non au Missouri. Une allusion est faite à l’extraordinaire romancière du Sud profond, Flannery O’Connor (1925-1964). John Huston adapta magnifiquement en 1979 La Sagesse dans le sang (Wide Blood). Titre du film de John Huston: Le Malin (Wide Blood)  avec Brad Dourif.

La musique, très soignée, contribue à créer une ambiance très américaine (chansons de Townes van Zandt et de Joan Baez) ou mélancolique (The last rose of summer interprétée par Renée Fleming)

https://www.youtube.com/watch?v=mv9UdtFepdY

Le réalisateur Martin Mc Donagh, né en 1970. est un dramaturge britannique d’origine irlandaise. Il a le sens du dialogue percutant. Ses pièces comme ses films créent un univers assez original.

Filmographie
2008: Bons baisers de Bruges (In Bruges).
2012: Sept psychopathes (Seven Psychopaths).
2017: Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance (Three Billboards Outside Ebbing, Missouri).

https://www.youtube.com/watch?v=wGsJM5-epN0

Normandie nue (Philippe Le Guay)

Vu lundi 26 à la Ferme du Buisson (Noisiel) Normandie nue de Philippe Le Guay (2018). 105 minutes. Int: François Cluzet, François-Xavier Demaison, Arthur Dupont, Grégory Gadebois, Philippe Rebbot, Toby Jones, Patrick d’Assumçao, Pili Groyne, Daphné Dumons,  Philippe Duquesne, Lucie Muratet.

A la Ferme du Buisson, je vais voir des films que je n’irai pas voir en salle à Paris. Plaisir de voir un film dans une grande salle dans de bonnes conditions. Attente de l’ouverture des deux salles de cinéma qui sont en cours de rénovation. La population de Marne-la-Vallée vieillit. Les spectateurs de notre cinéma aussi.

Le film se déroule au Mêle-sur-Sarthe, petit village de l’Orne de 756 habitants. La crise agricole touche gravement les éleveurs surendettés. Ils organisent une manifestion et installent  un barrage routier sur une route départementale. Un photographe d’art américain, spécialisé dans le nu, est  à la recherche de l’endroit idéal pour créer sa prochaine œuvre photographique conceptuelle. Il se trouve bloqué par la manifestation.  Ce personnage est inspiré du photographe plasticien américain Spencer Tunick.  L’artiste décide de photographier dans le plus simple appareil au milieu du Champ Chollet la population de la commune. Le maire voit là une manière d’attirer l’attention des médias sur les problèmes de ses administrés.

C’est un film du dimanche soir, une comédie socialement responsable et plus complexe qu’elle ne paraît. Les séquences disparates se succèdent, mais la deuxième partie du film tourne néanmoins un peu à vide.

Le metteur est aidé par des seconds rôles qui n’hésitent pas à en faire beaucoup:  Philippe Rebbot, éleveur déprimé, Grégory Gadebois, boucher jaloux, et François-Xavier Demaison, Parisien transplanté.

La Ferme du Buisson (Noisiel)