Pedro Mairal – Jorge Luis Borges

Je viens de lire le quatrième roman de Pedro Mairal (Buenos Aires, 1970) La Uruguaya ( Emécé 2016. Libros de Asteroide, 2017). Buchet-Chastel a aussi publié ce livre en français en 2018 dans une traduction de Delphine Valentin. Un autre de ses romans, Une nuit avec Sabrina Love, est paru chez Rivages en 2004. L’auteur dans ses déclarations met en valeur l’importance des femmes dans la littérature argentine actuelle : Mariana Enriquez, Samantha Schweblin, Leila Guerreiro, Selva Almada. Néanmoins, dans le cours du roman, il cite davantage les géants du passé : Jorge Luis Borges, Julio Cortazar, Juan Carlos Onetti.

Le roman raconte l’histoire de Lucas Pereyra, un écrivain d’une quarantaine d’années, marié, un enfant. Il voyage de Buenos Aires à Montevideo pour récupérer les à-valoir envoyés par deux maisons d’édition étrangères, une espagnole, l’autre colombienne. Il souhaite éviter les conditions drastiques du change en Argentine, mais aussi retrouver une jeune femme qu’il a rencontrée lors d’un festival littéraire.

C’est écrit avec humour et un style ” moderne ” qui énerve souvent. On pense aux coups reçus par Don Quichotte et à ses échecs. L’auteur oppose un Montevideo idéalisé au Montevideo réel. Nous sommes bien sur le Río de la ” Plata “

Ce roman m’a permis de relire un texte ancien de Borges que l’on peut trouver dans son deuxième recueil de poèmes Luna de enfrente qui date de 1925. L’auteur l’a réédité et modifié en 1969.

Montevideo

Resbalo por tu tarde como el cansancio por la piedad de un declive.

La noche nueva es como un ala sobre tus azoteas.

Eres el Buenos Aires que tuvimos, el que en los años se alejó quietamente.

Eres nuestra y fiestera, como la estrella que duplican las aguas.

Puerta falsa en el tiempo, tus calles miran al pasado más leve.

Claror de donde la mañana nos llega, sobre las dulces aguas turbias.

Antes de iluminar mi celosía tu bajo sol bienaventura tus quintas.

Ciudad que se oye como un verso.

Calles con luz de patio.

Jorge Luis Borges jeune.

2 réponses sur “Pedro Mairal – Jorge Luis Borges”

  1. Bonjour Claude et bonne et heureuse année à toi et ta famille .
    Pedro Mairal est venu à Besançon lorsque j’y travaillais. C’était au temps de « Une nuit avec Sabrina Love »…
    Je te remercie pour tous ces articles que tu publies ici.
    Amitiés
    Catherine

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